
La radio d'Épinal et des Vosges

44 épisodes · page 3 sur 5

- Christèle WILLER, vous êtes vice-présidente de la Région Grand Est, en délégation des Lycées et de l’Education. Madame WILLER, bonjour. Bonjour. - Depuis cette rentrée scolaire, la Région Grand Est a voulu favoriser l’égalité sociale et géographique, avec cette mesure forte : l’internat à 1€. Oui, tout à fait. On a voulu l'égalité des chances en matière d'éducation. C'est vraiment ce qui nous a guidé, le Conseil Régional en cette nouvelle année scolaire. Nous avons voulu l'internat à 1€ pour que nos élèves puissent choisir leur orientation. Le but est vraiment de faciliter les mobilités et de ne pas avoir l'orientation qui est subie. Ainsi, nos élèves peuvent faire le choix qu'ils souhaitent de leur formation. - Une mobilité facilitée et l’opportunité de choisir une formation en relation avec des métiers en tension. Nous savons qu'actuellement, nous avons beaucoup de métiers en tension. Les lycées professionnels sont ciblés. C'est vrai qu'avec ce choix d’internat à 1€, c'était aussi l'idée que dans la ruralité, nos élèves puissent aller un peu plus loin et faire le choix de ces métiers qu'ils souhaitent, mais également des métiers en tension. - Autre point, que vous souhaitez aborder, celui de l’aide à la cantine qui est renforcée. L'aide à la cantine est passée de 0,55 centimes à 0,80 centimes. La Région Grand-Est accompagne la cantine à plus de 50% sur la totalité du coût du repas pour faire en sorte que nos lycéens puissent manger une alimentation correcte et durable. - Un ordinateur pour chaque lycéen, c’est plus de 64 000 ordinateurs distribués depuis la rentrée scolaire. Oui, nous avons continué le lycée 4.0. Les ordinateurs, pour rappel, sont mis à disposition gratuitement à tous nos lycéens. C'est aussi une aide pour le budget des familles. Comme vous l'avez dit, c'est 64 000 ordinateurs cette année. Et puis, depuis 2017, c'est 385 000 ordinateurs qui ont été mis à disposition des élèves. - Un chiffre clé, plus d’un milliard consacré à la jeunesse dans le budget 2023 de la Région, dont plus de 700 millions pour les lycées. Pour vous, le lycée du futur doit être durable, sobre et économe. Le lycée du futur ne part pas de rien. Nous sommes déjà dans une démarche mais cette année, nous avons souhaité faire une année de consultation. Nous sommes partis sur quatre axes. C'est un lycée que nous voulons qui participe au bien- être des élèves et à celui de la communauté éducative, un lycée qui prépare l'avenir, un lycée ancré sur son territoire, un lycée acteur de la transition écologique puisque c'est aussi une de nos grandes thématiques. Donc toute cette année, nous allons avoir une consultation, que ce soit avec les élèves, les professeurs, nos agents qui travaillent dans les lycées, pour voir comment ils voient le lycée du futur, comment ils voient le demain pour travailler dans ces lycées. - En conclusion, au sujet de ce slogan, « Un avenir sans frein, le Grand Est, bâtisseur de destins », vous en dites quoi ? Nous sommes là pour l'avenir de nos jeunes. Toutes les politiques que nous mettons en place, c'est pour améliorer le quotidien, leur bien- être, mais également leur formation du futur. - C’était Christèle WILLER, vice-présidente de la Région Grand Est, au sujet de l’internat à 1€ et des lycées. Une coproduction des radios associatives, avec le soutien de la Région Grand Est.…

La Région Grand-Est adoptait en juin dernier le plan régional pour la restauration et l'hébergement scolaires, afin de permettre à tous l'accès à l'éducation et à la formation. Parmi les mesures mises en place : l'hébergement en internat à 1€, destiné à l'ensemble des lycéens du secteur public. Pour en parler, monsieur Georges Lubrano, proviseur du lycée Jean-Moulin de Revin dans les Ardennes. - À quel type d'élèves est destiné cette mesure ? À tous nos élèves. C'est la réponse que je vous ferais parce que d'abord ce n'est pas établissement qui ferme ses portes et met des critères de sélection là-dessus : c'est à tous les élèves qui souhaitent être dans les dispositions d'un accompagnement, par exemple ; des élèves qui souhaitent être au calme pour pouvoir avoir tous les éléments à disposition pour suivre leurs études, qui n'ont pas forcément besoin de nous, mais qui ont besoin de cette structure ; il y a des élèves qui ont envie de la vie en collectivité, en groupe, ou bien alors de faire des activités qu'ils ne pourraient pas forcément faire à l'extérieur. - Concrètement au niveau du lycée qu'est-ce que ça a changé ? Écoutez, je vais vous donner deux chiffres. Deux nombres, plus exactement, c'est les nombres d'élèves qui ont fréquenté l'internat. Trente-neuf élèves il y a deux ans, et nous sommes à 54 élèves à ce jour. Effectivement c'est une augmentation des effectifs. Avec des effets qui sont dû au cadre de vie que l'on a amélioré, nous pourrons en reparler, et à la politique de la Région qui nous permet d'avoir des jeunes qui n'auraient pas fréquenté ou difficilement un établissement avec un internat, par le coût. Un Euro la nuitée – la nuitée –, ça permet à des familles de faire venir leurs jeunes de lieux un peu plus éloignés. - C'est le cas, chez vous ? Il y a des jeunes qui viennent de l'extérieur de Revin ? Bien sûr. C'est une majorité, déjà ! Nous avons des jeunes qui viennent de Charleville-Mézières, des jeunes qui viennent de Rethel, des jeunes qui viennent de Reims. Donc effectivement nous touchons au niveau géographique des jeunes de l'ensemble de l'académie. Mais pas seulement. Nous avons des jeunes qui viennent de Revin, parce que ça permet de mieux les suivre. Alors pourquoi viennent-ils de Revin, ou de Rocroi, alors qu'il y a des bus – 10 minutes – ? D'abord parce qu'il y a un suivi avec eux, personnalisé. Et pourquoi les parents acceptaient-ils de payer un surplus alors qu'ils habitent à 10 minutes ? Mais ils ne payent pas ce surplus parce que justement il y a cette aide qui permet à des jeunes... On sait que l'internat c'est des jeunes qui en ont besoin. Et donc la famille est plus à même de venir, d'accepter, que de dire « non, ça nous reviendrait trop cher ». - Et ça permet aux jeunes d'avoir un cadre, de se lever tous les matins à la même heure, et de ne pas rater le réveil ! Quelque part oui ! (rires) Nous sommes vigilants là-dessus, il y a des Assistants d'éducation qui sont là pour assurer la sécurité, la vie de l'internat, qui les connaissances. Garçons, filles, ils ont leur Assistant d'éducation et qui permet d'avoir un petit peur ce rythme. C'est pour ça que nous avons demandé à des élèves de rester. Mais il n'y a pas que le rythme, pour éviter certains décrochages ! Il y a aussi l'encadrement plus scolaire, l'aide aux devoirs, par exemple, faire en sorte qu'un jeune puisse accéder à la documentation qu'il n'a pas forcément chez lui – CDI. Tout ça sont des éléments qui, si l'internat n'étaient pas accessible, ne permettraient pas à ces jeunes qui sont en situation en difficulté... Mais il y a d'autres jeunes qui ont besoin d'un soutien mais ne l'auront pas forcément, ou pas l'envie. Donc effectivement l'équipe d'encadrement est là pour assurer la vie de l'internat mais aussi pour aider, aiguiller les élèves au niveau de leur scolarité et de maintenir le cap qu'ils se sont fixés dans leur formation. - Merci monsieur Lubrano d'avoir répondu à nos questions. C’était une coproduction des radios associatives avec le soutien de la Région Grand Est. …

La Région Grand-Est adoptait en juin dernier le plan régional pour la restauration et l'hébergement scolaires, afin de permettre à tous l'accès à l'éducation et à la formation. Parmi les mesures mises en place : l'hébergement en internat à 1€, destiné à l'ensemble des lycéens du secteur public. Pour en parler, madame Fanny BOUDSOCQ, parent d'un élève interne au lycée Jean-Moulin de Revin, dans les Ardennes. - Comment avez-vous eu connaissance de ce nouveau dispositif de l'internat à 1€ ? Quand nous avons été visiter l'école pour le gamin. - Qu'est-ce que vous en avez pensé ? C'est super, franchement l'encadrement... Ils nous ont fait visiter, ils nous ont tout montré et franchement l'encadrement, rien à leur dire, tout est vraiment impeccable ! - Qu'avez-vous pensé quand on vous a annoncé le prix de l'internat à 1€ par mois l'hébergement ? Ah nous étions contents ! (rires) Ça fait du bien parce que, ce n'est pas donné, un internat ! - Votre enfant aurait pu être à l'internat sans ce dispositif ? Eh bien... oui, enfin... J'ai dû le mettre à l'internat parce que les trajets en train tous les jours ne sont pas évidents, parce que ça fait de la fatigue, et ils ne sont pas au top pour faire leurs études, quoi. Il aurait fallu que je m'arrange pour payer... Je payais tous les mois ! Là, c'est vrai, ça nous soulage, ça nous enlève une épine du pied ! - Vous voyez déjà le résultat sur votre budget ? Oui, automatiquement ! Je ne me souviens plus à quel prix était la nuit, mais nous étions bien dans les environs de 150 à 200€ parce que ça dépend du trimestre, ce n'est pas le même prix tous les trimestres. - Vous sentez votre enfant moins fatigué, ça marche pour lui, l'internat ? Ah oui, oui ! Il n'est pas fatigué, il est au top dans sa scolarité, donc oui, il y a une grande différence ! - Pour lui aussi ? Que vous dit-il de l'internat ? Ah ! Lui est heureux à l'internat ! Il est bien, ils peuvent faire leur travail, quand ils ont des devoirs. Il n'est pas fatigué le matin. S'il faisait la route tous les jours il n'y arriverait pas. - Pour vous ce sera aussi l'internat l'année prochaine ? Ah oui, il sera interne jusqu'à la fin de sa scolarité ! - S'il n'y avait pas eu d'internat ou que l'internat avait été trop cher, comment vous seriez-vous organisé ? J'aurais fait tout mon possible pour qu'il reste à l'internat, parce que pour moi la scolarité de mon fils est plus importante, pour ses études. Je me serais mise en quatre pour qu'il puisse rester là-bas. - Vous n'auriez pas trouvé un lycée plus proche, par exemple ? C'est déjà le plus proche. - Sans ce dispositif ça vous aurait posé problème au niveau du budget de votre famille ? Ah oui ! Oui, ça nous aurait posé souci mais, comme je vous le disais, nous aurions essayé de tout faire pour qu'il puisse y rester. C'est vrai qu'1 euro ça nous arrange très, très bien ! - Merci, madame Boudsocq, d'avoir répondu à nos questions. C'était une coproduction des radios associatives avec le soutien de la Région Grand-Est. …

La Région Grand-Est adoptait en juin dernier le plan régional pour la restauration et l'hébergement scolaires, afin de permettre à tous l'accès à l'éducation et à la formation. Parmi les mesures mises en place : l'hébergement en internat à 1€, destiné à l'ensemble des lycéens du secteur public. Pour en parler avec nous, Thibault Larcher, élève de Première générale au lycée Jean-Moulin de Revin dans les Ardennes. - Qu'est-ce que tu penses de la vie à l'internat ? La vie a l'internat est très sympathique, très cool, je m'entends bien avec tout le monde, il n'y a pas de problème. L'internat est neuf et propre. - Une journée-type à l'internat, qu'est-ce que c'est ? Moi personnellement je me lève à 6h30, pour me préparer pour le petit-déjeuner à 7h. Les cours commencent à 8h, donc nous avons trente minutes, quarante-cinq minutes pour déjeuner – c'est largement suffisant. Puis nous avons les cours jusqu'à 17h30, l'internat ouvre à cette heure-ci. Nous nous préparons pour 18h pour l'heure de permanence jusqu'à 19h. Puis après nous allons manger, puis nous remontons à l'internat, où nous avons du temps-libre. Il y aune salle de jeu à l'internat avec un babyfoot, salle télé, jeu d'échec, nous pouvons jouer aux cartes et plein de choses. Donc après à 21h30 nous retournons dans nos chambres, et nous nous couchons. - Et ensuite on recommence !... Et après on recommence. - Qu'est-ce que t'aime dans cette vie à l'internat, dans ce rythme ? J'aime la convivialité de l'internat, tout simplement. J'aime bien être avec les autres, en groupe, et je préfère être à l'internat que chez moi. - Est-ce que sans internat dans ce lycée tu aurais pu venir suivre les cours ici ? Non, j'aurais tout simplement dû changer de lycée. J'aurais pris le lycée de Givet. À la base j'habitais à Rocroi, donc mon lycée de secteur était Revin. J'ai déménagé à Givet en décembre dernier. - Là tu es en Première, l'année prochaine c'est la Terminale, donc tu seras encore à l'internat. Oui, exactement, je serai encore à l'internat l'année prochaine. - Tu dis ça avec le sourire donc tu as l'air d'avoir envie ! Oui. Oui,j'ai très, très envie. - Comment se passe la vie en communauté avec tes camarades ? Je pense que tout le monde prend ça avec plaisir, il y a beaucoup de sympathie entre nous. Il y a quelques disputes, mais c'est souvent vite réglé, et tout le monde s'amuse. Pour ma part je suis vraiment content de retrouver mes camarades de l'internat le lundi matin avec la reprise des cours. - Ce sont des élèves qui sont dans la même classe que toi ou ça te permet aussi de rencontrer des élèves que tu n'aurais pas croisé dans le lycée autrement ? Sans l'internat je n'aurais sans doute jamais croisé les élèves d'internat parce que je suis sur la voie générale et on va que 90% des personnes de l'internat sont en voie professionnelle, donc je ne leur parle que par le biais de l'internat. - Est-ce que tu sais ce que tu souhaites faire en post-bac ? Plutôt sur la voie des mathématiques... J'aimerais bien suivre une école d'ingénieurs. - Merci Thibault d'avoir répondu à nos questions. C’était une coproduction des radios associatives avec le soutien de la Région Grand Est. …

L'économie sociale et solidaire est une façon d'entreprendre autrement. On en parle avec Bruno MINUTIELLO, conseiller régional du Grand Est, délégué à l'économie sociale et solidaire. L'ESS, finalement, c'est la quatrième force économique après le commerce, l'artisanat et le monde agricole. Alors oui, l'économie sociale et solidaire est devenu la quatrième force économique. Et c'est important parce que, quand on parle d'économie, c'est vraiment une économie à part entière. C'est un modèle économique un peu différent, qui ne s'appuie pas sur un côté financier, comme on peut connaître dans les sociétés classiques. Mais qui met vraiment au cœur de l'économie, au cœur de son activité, l'humain, l'écologie, la transition numérique, l'ensemble des autres ressources qu'on peut trouver dans une entreprise. C'est important, et on le voit bien puisqu'elle est en fort développement depuis quelques années maintenant. C'est un secteur très large puisqu'il va du monde associatif au grand mutuel. Quel est le dénominateur commun entre toutes ces entités vie ? Est-ce que c'est l'humain ? Je pense que c'est réellement l'humain qui est le dénominateur commun de l'ensemble des entreprises qui sont plutôt du côté de l'économie sociale et solidaire. Pourquoi ? Parce que ce sont des entreprises qui ont décidé, à un moment donné, de ne pas privilégier le côté financier : les dividendes, la distribution, mais qui préfère redonner à ses employés, redonner au consommateur, notamment aux gens qui viennent chercher autre chose que simplement un produit ou un service. Ils sont là pour aller chercher ce qu'on cherche nous tous depuis quelques années, c'est remettre l'humain au milieu de cette vie. C'est vraiment l'humain qui est le dénominateur commun de l'ensemble de ses entreprises. Quand on parle commerce, artisanat ou agriculture, on est dans un cadre bien précis. Pour l'économie sociale et solidaire, on peut tout entreprendre. C'est la particularité de l'économie sociale et solidaire. C'est une économie qui est inventive, complètement inventive. C'est-à-dire qu'aujourd'hui on part d'une idée parfois étonnante, innovante, surprenante, et puis on y construit autour un modèle. Un modèle, comme on l'a dit tout à l'heure, qui n'a rien à voir avec l'économie classique. Ce qui est bien c'est qu'en plus c'est une économie qui est inclusive, c'est-à-dire qu'elle est issue du territoire. Souvent, ce qui est important, et on l'a vu, ce n'est pas une économie délocalisable. C'est-à-dire que comme elle est issue du territoire, elle ne peut pas être ailleurs que dans le territoire. La région Grand Est est très engagée sur le secteur de l'ESS. L'objectif est de faire progresser cette forme d'entreprenariat dans les années à venir. Pour ça, la région accompagne et aide financièrement les porteurs de projets. La région Grand Est, depuis 2017, a bien pris toute conscience de l'économie sociale et solidaire sur l'ensemble du grand territoire Grand Est. Notamment par rapport à ça, elle l'inscrit dès 2017 dans son schéma régional de développement économique. La région Grand Est a souhaité que l'économie sociale et solidaire soit l'un des piliers du développement économique territoriale. Pour ça, tout simplement, on n'y a adossé des dispositifs d'aide en terme d'investissement, mais pas que. Des aides au fonctionnement, à constituer des groupes pour que l'ensemble des acteurs de l'économie sociale et solidaire puisse opérer ensemble. Tout ça fait que depuis quelques années, notamment suite aux différents dispositifs que la région Grand Est a mis en place, on voit bien qu'il y a un fort développement des structures de l'économie sociale et solidaire dans le Grand Est. Bruno MINUTIELLO, où trouver toutes les informations à ce sujet ? On peut trouver l'information, et notamment les aides que nous pouvons accorder, sur notre site Internet, mais pas que. Il suffit de se rapprocher des maisons de région, puisqu'il en existe dans chaque département et puis on pourra les accompagner. Et vous avez également des fabriques à projets d'utilité sociale qui existent, qui permettent de mettre en commun des idées, et notamment des modèles et d'aider à faire émerger l'ensemble des idées innovantes, parce qu'on est vraiment dans une économie très innovante . On a ces fabriques à projets qui peuvent permettre d'aider et d'accompagner des porteurs de projets pour pouvoir réaliser ce qu'ils souhaitent faire. Une info disponible sur grandest.fr. Production des radios associative avec le soutien de la région Grand Est.…

PODCAST CRESS Grand Est Emmanuelle Beyer CR: Avec Emmanuelle Beyer, présidente de la chambre régionale de l’ESS Grand Est. Nous revenons aujourd'hui sur cette économie émergente dans notre région autour de la solidarité. Bonjour Emmanuel Beyer. EB: Bonjour Cédric Rouillon. CR: On rappelle que la CRESS du Grand Est sert à représenter ces acteurs auprès des pouvoirs publics et plus largement à promouvoir le concept même d'économie sociale et solidaire. Concrètement, ça passe par de l'appui à la création et au développement des entreprises, par de la formation, de l'observation, de l'information. Est-ce que c'est bien résumé? EB: C'est parfaitement résumé. Je vais encore rajouter quelques indications. C'est que notre chambre régionale a un rôle politique, un rôle économique et surtout, comme vous l'avez déjà précisé, un rôle d'animation sur cette région Grand Est. CR: Avec une notion de proximité. EB: Oui, oui, notre chambre régionale est répartie sur des antennes, donc il y en a une à Strasbourg, une à Nancy, une à Metz depuis peu et une Reims. CR: Vous êtes bien placée, et peut être la mieux placée pour nous décrire l’ESS. Qu'est-ce qu'elles représentent dans le territoire, ces organisations de l'économie sociale et solidaire, concrètement ? EB: Faut rappeler que l'économie sociale et solidaire est surtout une économie de poids, notamment en matière d'emploi au niveau du Grand Est, puisqu'elle représente aujourd'hui deux 215 000 emplois, soit 11,35 % des emplois sur le Grand Est, contre 10,5 sur le national. CR: L’ESS correspond aussi à des structures juridiques extrêmement variées, allant des associations jusqu'aux mutuelles, en passant par des sociétés classiques. On parle de plusieurs familles dans votre jargon ? EB: Oui, c'est ça. On parle effectivement des familles de l’ESS, dont des structures qui sont extrêmement différentes. Donc on y retrouve les associations, on y retrouve les coopératives, les fondations, les mutuelles et les entreprises donc qui sont effectivement agréés ESUS. CR: Et finalement, qu'est ce qui les rassemble ? EB: Avant tout, Ce sont les valeurs que nous partageons, les valeurs de solidarité notamment, et puis les systèmes de gouvernance. On est sur un système de gouvernance démocratique, donc un homme, une voix, je veux dire on a une gestion désintéressée, on est bien sur des modèles économiques où nous ne sommes pas financés, notamment par l'impôt. Je veux dire, on a un fonctionnement où il y a plutôt des adhérents, des associés, mais qui travaillent collaborativement pour l'intérêt général et l'utilité sociale. CR: Intérêt général, mais économie. Néanmoins. L'argent n'est pas un tabou. EB: La première lettre de l’ESS, c'est bien l'économie à part entière. Voilà. Mais c'est une autre forme d'économie où on met la valeur, l'humain au cœur même du projet. CR: Et comment se situe notre région Grand Est en termes de développement de cette économie solidaire? EB: On peut dire que dans ce qu'on appelle le schéma régional justement de notre région Grand Est, l’ESS est clairement inscrite. On a eu même la chance dernièrement d'avoir un quatre pages dédiées à l'économie sociale et solidaire portées par la région. Donc il y a des avancées, on a encore du travail puisqu'il faut qu'on collabore davantage avec nos politiques. Mais nous sommes accompagnés par la région pour mener en partie nos missions, mais pas que. CR: Emmanuelle Béart Ça intègre aussi la notion d'articulation justement le Grand Est, et puis toutes les parties prenantes. EB: Oui, exactement. Donc, et notamment au niveau du Grand Ouest, l'impulsion et la mise en place d'une gouvernance unie, donc autour d’ESS, qui rassemble l'Etat, la Région et la CRESS grand Est. Donc nous avons la chance aussi à travers la région Grand Est d'avoir un nouveau conseiller régional de l'économie sociale et solidaire qui est Bruno MINUTIELLO, avec lequel nous échangeons assez régulièrement et nous essayons ensemble de contribuer à des travaux communs. Et justement, notamment à travers cette gouvernance unie pour pouvoir travailler plus étroitement ensemble sur les nouvelles orientations des politiques publiques. CR: Emmanuel Bayard Merci d'être venu présenter l’ESS. Et puis cette Chambre régionale CRESS Grand Ouest que vous présidez. …

Dans le cadre de l’économie sociale et solidaire, la région Grand Est a soutenu la mise en place d’une structure d’utilité sociale, la conciergerie solidaire 51, dès janvier 2021, située à Reims. Nous sommes venus rencontrer la co-directrice Mme Mozet afin qu’elle nous en dise un peu plus. Bonjour Madame Mozet, nous souhaitions vous rencontrer pour que vous nous en disiez un peu plus sur cette conciergerie solidaire: pourquoi solidaire et surtout comment ce projet est née au sein de la Ville de Reims? Bonjour et merci de l’intérêt que vous portez à notre projet. La toute première conciergerie est née il y a 10 ans à Bordeaux au sein d’un tiers lieu, qui s’appelle Darwin. Ce projet s’est développé par la suite dans d’autres villes en France. Pour la Marne l’idée du projet est née lors de la journée Star up de territoire, qui consiste à réunir plusieurs acteurs pour échanger sur des idées de projets en réponse aux problématiques que peuvent rencontrer les territoires. Donc lors de cette journée start up, notre président actuel David Leroy a rencontré Sylvain Lepenteur, qui est fondateur de la conciergerie et c’est comme cela qu’a émergé le projet . Quelle est l’originalité de cette conciergerie par rapport aux services que vous proposez ? Quels domaines ? Une de nos valeurs principalement est la solidarité. Notre spécificité est de rendre ses services avec un impact positif puisque le concierge qu’on emploie et qui vient physiquement dans l’entreprise, est une personne en insertion que l’on va accompagner et deuxièmement tous les partenaires pour la plupart avec lesquels on rend nos services, sont des acteurs locaux issus de l’économie sociale et solidaire . Qui fait appel à vous ? Des entreprises, des habitants, comment cela se passe ? On adhère, s’inscrit, comment fait on? Principalement ce sont des entreprises qui font appel à nous: il peut y avoir des collectivités, des bailleurs sociaux, des acteurs publics. Pour le fonctionnement, l’entreprise finance la présence de la conciergerie par un abonnement qui équivaut à quelques euros par mois et le salarié paye uniquement son service donc on ne prend pas de commission sur les services parce que nos partenaires proposent des tarifs préférentiels puisque l’objectif c’est de faciliter l’accès aux services que l’on peut proposer dans nos conciergeries. Ensuite on a un deuxième modèle de conciergerie, ce sont les conciergeries de quartier où on va travailler avec un bailleur pour mettre en place des comptoirs de conciergerie dans les quartiers, l’objectif de notre présence étant de créer plus de lien dans les quartiers et d’animer la vie des quartiers à l’aide d’un programme d’animation que l’on va établir avec les habitants du quartier . Avez vous un tout premier bilan de votre action sur le territoire Rémois? Comme vous le savez, effectivement la structure est jeune mais on peut déjà vous donner quelques chiffres plutôt positifs pour nous. La première année a été consacrée à une première phase de développement donc on a ouvert deux conciergeries de quartier et une conciergerie d’entreprise avec le bailleur social Plurialnovilla, et on a également au sein de notre entreprise touché plus d’un tiers des salariés . Donc justement par rapport à tout ce que vous venez de me dire, pour conclure, je souhaiterai savoir si une structure comme la vôtre souhaitait s’implanter quels conseils lui donneriez vous ? Comme conseils ce que je pourrai donner ou plutôt dire c’est que au sein du réseau national de conciergeries solidaires on dispose d’un laboratoire de l’innovation qui va permettre d’accompagner les porteurs de projets à développer des conciergeries solidaires sur le territoire et en même temps au sein de Set Up et de leur fabrique à projets; on peut aussi accompagner sur un projet de conciergerie solidaire et pour rassurer également les personnes qui seraient amenées à porter un tel projet au sein du réseau national on est très régulièrement en contact avec les chargés de développement, les responsables opérationnels qui peuvent nous apporter des conseils afin de nous aider à mieux mutualiser nos pratiques et qui sont toujours disponibles si on a besoin d’aide . Pourriez-vous laisser vos coordonnées? Bien sûr vous pouvez me contacter directement au 07 49 14 08 40. Et comme mot de la fin ce que je peux dire c’est que la conciergerie solidaire c’est un super beau projet au sein duquel on a plusieurs champs d’actions, autant sur le volet insertion sociale aider les personnes à se réinsérer, autant sur le volet économie locale puisque l’on travaille avec des prestataires locaux, on se positionne en porteur d’ affaires également et aussi pour toutes les aventures que l’on peut vivre au sein des conciergeries. Je vous remercie. Cette production radiophonique a été réalisée par les radios associatives soutenues par la Région Grand Est .…

Scherberich est une entreprise colmarienne, née en 1937, dans le domaine de la maçonnerie avec une spécialité, au fil du temps : la rénovation de monuments historiques. Je suis avec Alain Petersen, vous êtes le gérant de cette société Scherberich MH, c'est quoi cette spécialité monument historique ? Donc la spécialité des monuments historiques dans notre domaine, c'est tout ce qui est maçonnerie et pierre de taille, essentiellement. Ça se traduit par quoi ? On intervient à la fois sur des monuments qui sont classé monuments historiques et également tout ce qui est notre patrimoine environnant, aussi bien les lieux de culte, que les châteaux ou les remparts qu'on a à Neuf-Brisach, par exemple. On répond à des appels d'offres. Notre marché principal c'est tout ce qui est marchés publics. L'entreprise a connu des difficultés dans les années 2000. Elle est tout de même sur rebondir grâce a l'implication de ses salariés. Elle a été placée en liquidation judiciaire en 2020, mais l'entreprise a été reprise par un peu plus de 20 salariés qui se sont constitués sous forme de société participative sur le champ de l'économie sociale et solidaire (SCOP). Suite au redressement judiciaire du 3 mars 2020, on a décidé de se regrouper, l'ensemble du secteur des monuments historiques dans lequel j'étais chef du service à l'époque. On s'est réunis, on avait une volonté de garder notre savoir-faire, notre maîtrise de la pierre dans la région. C'était notre moteur pour reprendre sous forme de scope. C'était l'ensemble des salariés qui se sont regroupés pour ça. C'est une démarche qui peut s'avérer compliquée, mais vous avez bénéficié de nombreuses aides : des aides financières, des aides logistiques, dont la région Grand Est. On a donc bénéficié de tout ce qui est Acre, c'est l'aide à la reprise des entreprises. On a les Arce également. Ensuite, la bourse d'émergence qui vient de la région à hauteur de 4000 € par personne, ce qui représentait pour l'ensemble du groupe 92 000 €, ce qui n'est pas neutre. Et enfin, c'était la mise dans le tronc commun des primes de licenciement de chacun. Chacun a donc mis des deniers pour créer cette entreprise. Pas de dividendes reversés, des bénéfices qui permettent de moderniser cet outil. Et puis vous êtes en phase de recrutement aussi, vous avez besoin de nouveaux collaborateurs. C'est ça, on a besoin de nouveaux collaborateurs. Parce que dans les 23 personnes de base, c'est une population vieillissante et pour laquelle on a besoin de renouveler les gens. C'est un métier très très physique. Donc aujourd'hui on recherche aussi bien des chefs de chantier, chefs d'équipe, que des compagnons maçons. La porte est grande ouverte pour faire entrer de nouveaux collaborateurs. Et pas besoin de prérequis, il suffit d'avoir des compétences en maçonnerie. Vous, vous accompagnez ces personnes pour les amener vers cette spécificité du monument historique. On les forme en interne à notre métier. C'est un métier de niche, donc forcément on a un savoir-faire un peu différent. On a besoin de transmettre ce savoir-faire pour ne pas le perdre. Avec un peu plus d'un an d'expérience dans ce mode de fonctionnement, sous le statut de SCOP, une entreprise de l'économie sociale et solidaire, tout d'abord qu'est-ce que vous en retenez et puis quel conseil avez-vous envie d'adresser aux entrepreneurs salariés qui pourrait se lancer dans cette aventure ? Est-ce qu'il y a des personnes ressources à qui il faut s'adresser ? Je conseille tout d'abord de se rapprocher de l'union des SCOP de la région Grand Est. Ce sont des gens qui sont formidables et qui nous ont accompagnés du début à la fin et encore aujourd'hui. Chaque année on se réunit, on se voit, et on évolue ensemble et il nous propose des formations. Donc on est vraiment pas laissés à l'abandon, on a vraiment des outils qui nous permettent d'évoluer, nous, à notre niveau. Je vois que moi, pour la partie gérance, la seule chose qui a changé par rapport à mon poste d'origine, ils m'ont m'ont accompagné. Ils ne nous ont pas laissés de côté. les-scop-grandest.coop : une belle banque d'information, si vous souhaitez vous lancer dans l'aventure. C'était une production des radios associative, soutenu par la région Grand Est.…

La Région est propulsée, via la Commission Européenne et le programme Life, à un niveau supérieur de l'action environnementale, grâce a des moyens pour lutter contre l'érosion de la biodiversité. Alors, parlons-en, en compagnie de Franck Leroy, Premier Vice-Président du conseil régional du Grand Est et chargé de l'environnement , de la transition écologique et du SRADDET, le schéma régional d'aménagement de développement durable et d'égalité des territoires. La Région Grand Est a été candidate pour un programme Life. Le programme Life est un programme de préservation de la biodiversité créé depuis déjà une trentaine d'années par la Commission Européenne. Et, jusqu'ici, il n'y avait que des pays qui étaient candidats. Et il y a deux ans, la Région Grand Est a postulé, compte tenu de son potentiel en matière de biodiversité, pour bénéficier d'un programme Life. À notre grande surprise, on a été acceptés. Ce qui veut dire que, aujourd'hui, la Région Grand Est est la seule région d'Europe, à porter un programme Life qui, normalement, est porté par un pays. Par exemple, début 2022, on nous a remis officiellement les clés, de manièr symbolique, de ce programme avec la Finlande, donc c'était bien un pays et une région. Très concrètement, la Commission Européenne confie des moyens budgétaires extrêmement importants à la région, pour qu'elle finance un certain nombre d'actions qui visent à protéger les espèces des milieux naturels, qui vise à préserver la biodiversité, notamment du changement climatique, qui vise à améliorer les pratiques agricoles pour préserver la biodiversité, ou encore à mieux gérer les milieux naturels. Donc c'est vraiment un acte de confiance important, qui implique des moyens. C'est un programme de 25 millions d'euros sur 10 ans, donc c'est des sommes considérables. C'est du fonctionnement, donc c'est-à-dire que ce sont des recrutements qui sont intervenus et, les agents qui ont été recrutés, au titre du programme Life, par la Région, vont être dispatchés sur l'ensemble du territoire pour aller au contact des acteurs : les agriculteurs, les élus locaux, toutes les personnes qui sont susceptibles de pouvoir agir sur la biodiversité. Et donc tous les pays vont dans le même sens ? Puisque ça ne concerne pas uniquement la France, comme vous venez de nous le dire. Alors la plupart des pays bénéficient d'un programme Life, mais, encore une fois, jamais la question ne s'était posée pour des régions. Et il se trouve que notre région est la seule à en bénéficier. Autant dire que beaucoup d'autres régions nous regardent, pour savoir comment on va gérer un tel programme, et pour savoir notamment par quoi ce programme va se traduire. Donc, par exemple, dans nos parcs naturels régionaux, on a positionné des agents recrutés au titre du programme Life Biodiv'Est ("Biodiv" donc biodiversité et "Est" parce que Région Grand Est) pour aller au contact des acteurs du territoire. Ça peut être les maires des villages, ça peut être des agriculteurs, ça peut être des acteurs associatifs qui ont besoin d'un soutien important sur la biodiversité, pour sensibiliser les acteurs et élaborer un certain nombre de projets qui vont contribuer au partage de la connaissance sur la biodiversité et à expérimenter des actions, qui vont nous permettre de mieux comprendre le fonctionnement de la biodiversité et, donc, d'engager des actions pour la préserver. Et avec tous ses partenaires, c'est une force pour justement améliorer cette biodiversité ? Ce qui a fait la force de la région Grand Est c'est sa dimension, et c'est le collectif qu'elle a su créer avec la DREAL, donc les services de l'État, avec les trois agences de l'eau et avec l'Office français de la biodiversité. Et la particularité du Grand Est, c'est que on a constitué de manière un peu informelle, ce qu'on appelle un collectif où ses différents acteurs font un véritable collectif, c'est-à-dire partagent leurs éléments d'information, coopèrent de manière très étroite, et du coup ont très certainement, par cette entente, créé les conditions d'une crédibilité qui, peut-être, peut manquer à d'autres territoires. C'est donc un facteur de succès dans cette première phase, qui est l'obtention du programme Life. Maintenant, on fait vivre ce collectif. J'étais, il y a 15 jours, à Montier-en-Der, au Festival de la photo animalière, qui est un festival absolument extraordinaire, pour re-signer, avec la Préfète de région, avec les trois agences de l'eau et l'Office français de la biodiversité. Le renouvellement de cette signature, de cet engagement collectif, qui fait notre force. Vous avez parlé d'une période de 10 ans. Pourtant, on ne sait pas encore comment sera le monde dans 10 ans. Non, mais ce qu'on sait tous, c'est qu'il faut agir vite. C'est-à-dire qu'il faut aujourd'hui déployer beaucoup plus d'actions qu'on en a jamais menées sur la biodiversité, pour la préserver, pour la faire renaître là où elle a subi la pression essentiellement de l'Homme, de manière à conserver ces atouts que représentent la biodiversité. La biodiversité c'est quoi ? C'est le monde du vivant. E…

Graines d’écolos Ils ont à peine 10 ans mais ont déjà conscience de l’importance de la biodiversité. À Varangéville, en Meurthe-et-Moselle, les élèves d’une classe de CM2 retrouvent une fois par mois un animateur de l’Atelier Vert. Ensemble, ils partent dans la nature à la découverte de leur environnement. Cette action coordonnée par Loreen (Lorraine éducation à l’environnement et à la nature) s’inscrit dans le programme Life Biodiv’Est piloté par la région Grand Est. L’objectif : sensibiliser les jeunes à la biodiversité et en faire des ambassadeurs auprès de leur entourage. Yann Chassatte est l’animateur de l’Atelier vert qui accompagne les jeunes élèves à travers les forêts et les champs de Varangéville. Et sa méthode pour les sensibiliser à la biodiversité est bien rodée : ce jour-là, il pose quelques panneaux de bois au milieu d’un chemin et envoie les enfants collecter les graines. Après quelques minutes, il sonne le rappel : - “Allez, allez on se rassemble ! vous pouvez voir si on se met en cercle tout autour que vous avez déjà trouvé beaucoup de choses ! Certaines que vous connaissez c'est sûr… Si je vous montre celles-là, c'est quoi ça ? des Noix ! Alors les noix c'est la graine de quel arbre ?.. Le noyer ! Donc les fruits du noyer, vous voyez qu’ils ont déjà intéressé des animaux. Regardez celle-ci, elle s’est fait grignoter, sûrement par un petit mulot ou une petite souris. Donc toutes ces graines vont être intéressantes à l'automne et à l’hiver pour les animaux qui font leurs réserves.” L’objectif de cette activité de collecte de fruits et de graines est simple : montrer aux enfants la diversité de ce qu’il y a dans leur entourage. - “L'automne c'est vraiment la pleine saison pour les plantes qui sont en train de produire leurs graines et leurs fruits pour éventuellement passer l'hiver et être ressemées un peu plus loin. On voit qu’il y a des diversités de formes, de couleurs, de tailles aussi. Le but n’est pas de faire un inventaire exhaustif, mais de montrer cette diversité et de leur décrire certaines particularités. Ce qui est intéressant, c'est qu’ils se posent des questions et qu'ils apprennent à observer !” L’Atelier Vert pratique au quotidien la sensibilisation à l'environnement, et pas seulement avec les enfants. - “On emmène tous les publics dans la nature, y compris les adultes et les seniors. On leur propose de reprendre contact avec leur environnement proche pour découvrir toutes ces espèces et ces paysages qu'on a un peu tendance à oublier ou à trouver sans intérêt. Ensemble, on retrouve du plaisir et on recrée le lien avec le territoire, par le biais de la protection de la nature évidemment mais aussi en se penchant sur l'histoire locale et sur tout ce qui a façonné le territoire.” Et qu’en pensent les enfants ? Qu'apprennent-ils avec l’animateur de l’Atelier Vert ? Florilège. - “Yann nous apprend qu'on peut manger des trucs dans la nature mais qu’il faudrait encore plus la préserver parce qu’il y a beaucoup de gens qui polluent. On trouve des bouteilles, des morceaux de plastique par terre…” - “Je me dis que les gens, avant de jeter, devraient se poser la question : et si c'était moi la nature, est-ce que j'aimerais qu'on me jette des détritus dessus ?” - “Ça me fait un peu mal au cœur de voir qu’il y a autant de gens qui polluent la nature.” - “C'est pas très bien de polluer parce que la nature est importante. S'il n'y a pas de nature, s’il n’y a plus d’arbre du tout sur la planète, on meurt.” Attentive à ses élèves, Morgane Cherrier, l’enseignante de cette classe de CM2 de Varangéville, participe de bon cœur à l’activité de sensibilisation. - “Ce que j'apprécie particulièrement, c’est la curiosité des élèves, ils ont envie d’apprendre ! Ensuite, l’approche sensorielle proposée par l’Atelier Vert fait qu’il y a des élèves qui se révèlent : j'accueille dans ma classe des élèves en situation de handicap et dès le lendemain de la première séance, un de ces élèves s’est investi dans un travail écrit comme jamais il ne l’avait fait ! Donc c'est bénéfique. Cela nous permet d'aborder les choses différemment en rendant les élèves vraiment acteurs, au sens investi par leur corps dans les apprentissages. Par la suite, ils transmettront les messages à leur famille. On espère qu’ensemble ils se promèneront dans leur propre ville et que les enfants feront découvrir à leurs parents des choses sur la nature qui les sensibilisent et leur donnent encore plusenvie de la respecter.” Pour en savoir plus sur les actions du programme Biodiv’Est, rendez-vous sur biodiversite.grandest.fr. (Reportage proposé par les radios associatives avec le soutien de la région Grand Est)…